Si vous n'en lisiez qu'un !

17 janv. 2009

A Minuit dans le Jardin des Larmes


A minuit dans le jardin des larmes,
Une ombre se cache au cœur des pierres.
Les sanglots et les pleurs sont amers,
Quand la nuit tourmente les âmes.

A minuit dans le jardin des dames,
Mon ombre cache, sous un cœur de pierre,
Qu’un sanglot, des pleurs amers,
Peuvent tourmenter la nuit, mon âme.

A minuit dans le jardin des âmes,
Quand les ombres jouent entre les pierres,
Se jouent des sanglots, des pleurs amers,
La tourmente s’ennuie des larmes.

A minuit dans le jardin des larmes,
Pour frapper mon ombre, je pris une pierre,
Et, sans sanglots, ni pleurs amers,
Toute la nuit j’ai tourmenté mon âme.

15 janv. 2009

Pluie Battante


Laisser battre le temps,
Pour juste un instant,
S’enfuir loin des gens,
Et sourire au vent.

Laisser battre les vents,
Pour faire fuir les relents,
D’une vie qui s’achève,
D’une nuit faite de rêves.

Et sous une pluie battante,
Laver une âme,
Verser une larme,
Pour une étoile filante.

Le Dos au Mur


Le dos au mur,
Faire face au sol,
Laisser aux ombres,
Ce que j’endure,
Prendre un envol,
Pour un ciel sombre.

Et face au mur,
Regarder l’ombre,
Qui ne s’envole,
Qui jamais n’endure,
Qu’un ciel sombre,
La jette au sol.

14 janv. 2009

Maux dire ma raison


A l’envers de moi,
Là, aux creux des mots,
Le son de l’émoi,
Et le jeu des maux.

Et moi à l’envers,
Avec des mots si creux,
De l’émoi sans un son,
Des maux, dire ce jeu,
Qui tout de travers,
Attaque ma raison.

13 déc. 2008

Les Petits seins de Lili du Coeur


Lili du cœur, qui contre son cœur,
Porte deux petits seins,
Vers quelqu'un, vers l'inconnu,
Deux petits seins innocents qui résistent aux vents de la vie,
Ces petits seins têtus,
Fiers de leur arrogance tendue,
Qui enflamment mes sens et ma vue,
Qui au creux de ma main,
Ravissent mon âme et mon cœur.
De combien de roses ouvertes,
Cette noble poitrine pleine d’envie,
Aura-t-elle le besoin pour être couverte,
Combien de baisers,
Combien de caresses,
Pour apaiser,
Une belle en détresse.

Mon Tombeau


Quand je serai mort,
Ne faisant plus de torts,
Enveloppez moi d’un linceul,
Et au pied d’un chêne robuste,
Déposez mon corps vétuste,
Afin qu’il pourrisse seul.
Vous pourrez planter des soucis,
Des géraniums, de la gentiane,
En souvenir des belles Dames,
Quelques bleuets et des jonquilles,
Pour souligner mon cœur fragile.
Tressez le chèvrefeuille et la glycine,
Pour qu’ils montent jusqu’à la cime.
Mais n’oubliez pas un parterre
De pavots, violettes et primevère,
Une touche d’anis, un lis et des iris.

La Mort


La Mort,
Une amante d’un soir,
Envoûtante et mystérieuse,
Une belle enveloppée de moire,
Qui sous l’éclat d’une lune radieuse,
Me prend dans ses bras si frêles,
Me donne un si doux baiser,
Me rend si fou d’elle,
Que la repousser,
Est un tort.