Si vous n'en lisiez qu'un !

11 févr. 2009

Le Feu des Mots


Sur le duvet soyeux de ta peau
Je te conterai des poèmes de feu,
Du bout charnu de mes lèvres.
Sur les courbes de ton corps allongé,
Je tracerai des cabales enflammées,
De mes chaudes paumes envoûtées.
Et m’enivrerai du flot,
Surgissant liquoreux,
De ton corps en fièvre...

8 févr. 2009

Non je ne dirai rien !


Non je ne dirai rien !
Je ne dirai pas...
Et encore moins...
Ou alors tout bas,
Que je l’ai vue dormir,
Que je l’ai vue frémir.
Et je ne dirai pas,
Ou alors tout bas,
Que ses parfums me captivent,
Que de ses eaux, je m’enivre.
Je ne dirai rien,
Et encore moins,
Qu’au creux de mes oreilles,
Raisonne son sommeil.
Voulez vous que je vous dise,
Mais non, ce serait une bêtise,
Que lorsqu’elle dort,
J’avoue, je l’adore.
Mais je ne dirai pas,
Ou alors tout bas,
Que sa peau est du miel,
D’une douceur sans pareil.
Je ne dirai rien,
Et encore moins,
Que dans mes mains,
J’ai tenu son sein.
Voulez vous que je vous dise,
Mais non, ce serait une bêtise,
Elle a des lèvres sensuelles,
Une langue rebelle.
Mais je ne dirai pas,
Ou alors tout bas,
Qu’elle aime au matin,
La douceur du câlin,
Non je ne dirai rien,
Et encore moins,
Que le creux de ses reins,
Mais...Je ne vous dit plus rien.

7 févr. 2009

Bientôt...


Bientôt...
Bientôt ce froid pénétrant,
Humide de terres lourdes et fortes,
Aux odeurs de feuilles, de mousses.
Bientôt cette brume enveloppante,
Blanc manteau pour branches mortes,
Sur les arbres où plus rien ne pousse.

Bientôt...
Bientôt cette demie nuit,
Séduisant le jour de ces ombres,
Charmera le fantôme des forêts.
Bientôt les chaumières endormies,
Cracheront leurs fumées sombres,
Le chaud parfum des cheminées.

Bientôt...
Bientôt surgiront les échos,
Des appels pour un os, une peau,
Et la lande sera noire de corbeaux.
Bientôt les frimas sur l’herbe gelée,
Les étangs qui se laissent pétrifier,
Ma Sologne et sa blanche livrée.

17 janv. 2009

A Minuit dans le Jardin des Larmes


A minuit dans le jardin des larmes,
Une ombre se cache au cœur des pierres.
Les sanglots et les pleurs sont amers,
Quand la nuit tourmente les âmes.

A minuit dans le jardin des dames,
Mon ombre cache, sous un cœur de pierre,
Qu’un sanglot, des pleurs amers,
Peuvent tourmenter la nuit, mon âme.

A minuit dans le jardin des âmes,
Quand les ombres jouent entre les pierres,
Se jouent des sanglots, des pleurs amers,
La tourmente s’ennuie des larmes.

A minuit dans le jardin des larmes,
Pour frapper mon ombre, je pris une pierre,
Et, sans sanglots, ni pleurs amers,
Toute la nuit j’ai tourmenté mon âme.

15 janv. 2009

Pluie Battante


Laisser battre le temps,
Pour juste un instant,
S’enfuir loin des gens,
Et sourire au vent.

Laisser battre les vents,
Pour faire fuir les relents,
D’une vie qui s’achève,
D’une nuit faite de rêves.

Et sous une pluie battante,
Laver une âme,
Verser une larme,
Pour une étoile filante.

Le Dos au Mur


Le dos au mur,
Faire face au sol,
Laisser aux ombres,
Ce que j’endure,
Prendre un envol,
Pour un ciel sombre.

Et face au mur,
Regarder l’ombre,
Qui ne s’envole,
Qui jamais n’endure,
Qu’un ciel sombre,
La jette au sol.

14 janv. 2009

Maux dire ma raison


A l’envers de moi,
Là, aux creux des mots,
Le son de l’émoi,
Et le jeu des maux.

Et moi à l’envers,
Avec des mots si creux,
De l’émoi sans un son,
Des maux, dire ce jeu,
Qui tout de travers,
Attaque ma raison.